Combien de bassin existerait-il sans ses poissons ? Même si ce n’est pas une obligation beaucoup de bassins de jardin sont dédiés à leur maintenance. Mais quel volume leur offrir ? Quel type d’eau ? Y a-t-il des aménagements spécifiques ? Y a-t-il d’autres poissons à mettre en bassin ? Quelques questions auxquelles nous allons tâcher de répondre.

Le volume du bassin.

Avant de définir un volume minimal, il est impératif que le bassin ait suffisamment de profondeur pour ces poissons ou tout au moins une « fosse » refuge. 1 mètre de profondeur est une bonne moyenne mais pour des Koïs bon nombre de spécialistes s’accordent à dire qu’il faut 1,50 mètres de profondeur minimum et je les comprends.

A quoi sert cette profondeur ? Principalement pour que les poissons puissent passer l’hiver dans une eau moins froide et ne soient pas pris par la glace. Mais l’autre raison assez mal connue et qui pourtant cause encore plus de ravages, c’est pour éviter LA CHALEUR !!!!
Si en hiver l’eau du fond est moins froide qu’à la surface, en été c’est l’inverse qui se produit. L’eau plus froide au fond du bassin aide les poissons à ne pas cuire. Donc, que tu sois Varois et habites à une lancée de la mer ou parisien entre 4 murs, aucune excuse. Il en va de la bonne santé de vos écailles.

L’avis d’Axel :

Avant même de penser « litrage » assurez-vous que vous pouvez atteindre cette profondeur sécuritaire !

Les besoins en termes de volume seront détaillés par la suite pour chaque poisson.

Les poissons « communs » en bassin.

La carpe koï.

Certains la définissent comme le « poisson-roi » ou « chien de bassin » au même titre que le Discus en aquarium et pour cause une koï :

  • Coûte cher à nourrir, à entretenir et demande un bassin pas à la portée de toutes les bourses.
  • Peut être apprivoisé à force de patience et de persévérance. Elles viendront manger dans votre main et si vous vous habituez à les nourrir à des heures définies.
  • Peut valoir une petite fortune : les prix flambent de 10 à 300€ pour un koï d’un an suivant son origine et le prestige de la ferme d’élevage. Records à plusieurs millions !

L’avis d’Axel :

L’achat d’un koï doit être mûrement réfléchis. On ne peut rien négliger avec ce poisson. Si vous n’avez pas les finances adaptées, pas d’excuse on passe son tour et on économise un peu plus.

 

La taille atteinte peut dépasser le mètre mais cela est surtout valable avec des sujets dit « jumbo » jeunes spécimens à potentiel de croissance extrême à réserver à des passionnés avec un minimum d’expérience. Néanmoins bon nombre de koïs nourries et maintenues correctement atteignent généralement une taille de 60 à 80cm en 5 ans.

Un koï c’est aussi un poisson qui peut survivre à vous. Elles peuvent dépasser le siècle de vie ! Donc quand on en prend une c’est un « mariage au long terme »

Quel volume ?

Si vous respectez déjà les 150cm de profondeur c’est possible même en place limité le volume minimal est de 5000L pour la première koï puis 1000 à 2000L par koï supplémentaire étant grégaires il faut tabler sur un bassin de 8m3 pour 4 spécimens au maximum plus étant mieux entre 15 000 et 30 000L ce qui est un budget on ne va pas se mentir. Tant à la construction qu’à la maintenance.

La filtration doit suivre ainsi que la nourriture que je détaille plus loin.

Précaution importante assurez-vous d’avoir les deux sexes ou uniquement des mâles. Les femelles sans mâles peuvent faire de la rétention d’œufs et si le problème n’est pas pris à temps cela peut entraîner des complications voire la mort.

Le poisson-rouge et « japonais ».

Le poisson-rouge lui qui irait tellement mieux en bassin qu’une boule. La aussi sa maintenance doit respecter tout de même certaines règles.

  • Un volume minimal de 2000L le cubi de 1000L étant pour moi la dernière solution malgré l’espace vaste fournis. 150Cm de profondeur souhaitable 120cm étant le minimum pour moi pour les raisons évoquées. Un poisson-rouge en bonne santé fera allègrement 30cm et plus sans prendre en compte la queue.

Même si certains recommandent 100L par tête voir 50L je le déconseille à plus d’un titre.

  • Dans les petits volumes cette préconisation est pour moi totalement caduque 4-6 PR me semble le maxi en cubi de 1000L et non 10.
  • Ils se reproduisent comme des malades. Les éleveurs de koïs pour certains se refusent à en mettre en raison des milliers d’alevins qu’ils produisent par an. Bien entendu il y a quelques possibilités pour s’en prémunir. Mais sachez-le en bassin un PR se multiplie aussi rapidement qu’une colonie de guppy.
  • Ils ne sont pas moins pollueurs que les koïs et ont les mêmes exigences en nourriture.

Contrairement à certaines idées reçues les poissons rouges japonais peuvent aller en bassin non sans respecter quelques règles d’usage.

Oublier les individus bien trop handicapés. Ou très fragiles comme le bubble-eyes. Les ranchus/têtes de lions/ fantails/ryukins sont idéaux ainsi que certains télescopes comme le black-moor. Il existe même une variété le Tama basa du japon spécialement « conçu » pour les bassins.

Assurez-vous à l’achat que le poisson ne souffre pas d’un quelconque handicap.

  • Attention aux bassins très « bordéliques » des pots mal espacés un amoncellement de branchages ou des goulets d’étranglements sont autant de pièges en puissance pour eux. Si vous comptez en maintenir la conception du bassin doit prendre en compte cela.
  • Ils sont des victimes très faciles pour les hérons et autres prédateurs la sécurité doit être en conséquence.
  • Ils peuvent cohabiter avec koïs et PR en revanche assurez-vous que ces derniers ne les malmènent pas et qu’ils reçoivent eux aussi leur dose de nourriture.
  • Attention à l’origine les thaïlandais étant élevés en climat tropical peuvent avoir plus de mal à survivre.
  • 150cm de profondeur minimum.

La tanche de Mongolie et l’ide mélanote.

-L’ide mélanote peux s’utiliser comme prédateur d’alevins mais en raison de sa grande taille (50cm) et son grégarisme un bassin en conséquence s’impose. La tanche plus pacifique et de même taille peux s’élever seule mais à besoin elle aussi d’un certain espace vu sa taille.

La carpe amour ou « mangeuse d’algues ».

Avertissement comme pour tout poisson « nettoyeur » elle ne doit en AUCUN CAS être acheté pour ce rôle. Elles dévorent effectivement les filamenteuses mais aussi toute verdure qui lui passe entre les barbillons y compris les plantes aquatiques. Du fait de sa grande taille (80 à 100cm) et d’une nage rapide un bassin comprenant 6 mètres de nage en profondeur s’impose. Sa croissance peut être spectaculaire (jusqu’à 60cm en 1 ans !) d’un tempérament joueur et « sauteuse » attention aux sauts hors du bassin qui pourraient la cuire en plein soleil !

Les esturgeons.

Ce poisson « fossile vivant » peux s’acquérir dès lors que votre bassin fait au strict minimum 100m2 de surface profonde. A réserver pour des étangs d’agréments et non des mares que sont nos bassins. Je le déconseille également car il a besoin d’un nourrissage permanent y compris l’hivers avec une nourriture adaptée pour lui. Et un bassin trop garni en plantes aquatiques peut-être un piège mortel pour lui. Sans compter qu’il a besoin d’eau d’excellente qualité. Leur taille est au minimum de 2 mètres y compris pour les « petites espèces ».

D’autres poissons de bassin ?

Avec la mode du poubellarium il a été vu que plusieurs poissons « exotiques » pouvaient tolérer des eaux très froides. Sans les lister pour des bassins de volume faibles un 2000L peux s’avérer être un palace. Si le Notropis chrosomus est le plus connu de tous bien d’autres ont prouvés qu’ils s’accommodaient largement de nos climats.

La nourriture.

Un rappel que je n’ai de cesse de marteler depuis longtemps. Et cela peut aussi s’appliquer à vos poissons d’aquarium. Moins la nourriture est de qualité et saine pour vos écailles plus vous aurez de problèmes. On prend de la bonne qualité et digeste non seulement cela pollue moins le filtre et cela rendra vos poissons en bien meilleure santé.

Sans aller taper directement dans le hikari bon nombres de professionnels de la koï importent des tonnes de nourriture aux qualités gustatives et nutritives identiques aux meilleures nourritures sur le marché et ça pour un prix parfois moindre que le sac de pellets de la jardinerie du coin. Mais comment choisir parmi les différents sites ?

Sans trop aiguiller tout ce qui est pellets ou strict aérés. C’est comme si vous mangiez des chips à longueur de journée. Alors jetez-moi immédiatement cette merde vous me ferez plaisir et surtout à vos poissons. Un granulé de bonne qualité est dense, compact et surtout ne se désagrège pas dans les doigts à la première petite pression. Un bon test aussi plus le granulé gonfle dans l’eau plus il est « merdique » dans sa composition.

Ne pouvant lister de professionnels un bon nombre proposent de la nourriture au KG suivant le type de nourriture 15 KG de qualité valent entre 40 et 100€ environ. C’est cher oui mais c’est le prix à payer pour des poissons sains. Ils en mangeront moins en volume et cette dépense que vous pouvez considérer comme superflue vous fera économiser bon nombre de produits vétérinaires.

Maintenant je vous conseille de privilégier deux types de nourritures qui s’utilisent en fonction de l’année.

  • Une nourriture enrichie aux germes de blés. Ils sont à conseiller tant que la température de l’eau du bassin reste sous 15 degrés avec l’extrême de 8 degrés (en dessous je déconseille vivement le nourrissage car les koïs auront du mal à digérer et la nourriture risque de pourrir dans l’estomac du poisson ou d’être relarguée sans digestion !)
  • Une nourriture « boost » pendant les mois les plus chaud (température de l’eau supérieure à 16 degrés). Cette nourriture doit comporter 40 à 50 % de protéine elle sert aux poissons à reconstituer leurs graisses et à grandir rapidement sans forcer. Celles aux germes de blés est généralement à 30-40 %/

Bien entendu même si vous n’avez pas de koï cela n’empêche pas que vos PR ont besoin eux aussi d’une nourriture adaptée.

Le calibrage est à faire suivant les yeux du poisson un bon repère est que le granulé « à sec » peut-être au maximum à la taille de son œil. Si vous avez des poissons de différentes tailles privilégier des granulés adaptés aux plus petits ou mixer des granulés de tailles différentes les proportions sont à calculer suivant la dominance de la taille de la population.

Le stockage n’est pas en reste. Il doit être scrupuleusement respecté ! L’idéal étant d’investir dans des seaux pour croquettes de chien ou chat et de tout stocker au frais dans une cave par exemple. Un petit seau de 10L de contenance suffit largement au bord du bassin.

Si une sourie ou autre investi les granulés il faudra tout jeter et commander un nouveau lot donc attention à bien fermer !

Le nourrissage. Une fois ou plusieurs fois par jour ? Si les koïs et PR sont voraces comme les discus ils grignotent à longueur de journée. Plus il fait chaud plus les poissons mangent. Il vaut mieux distribuer plusieurs repas par jour léger (tout doit être mangé en 2 minutes ensuite ils vont s’en désintéresser) qu’un gros repas. Pour cela l’achat d’un distributeur de bassin s’impose.

En période de vacances si en aquarium un jeûne de 3 semaines n’est pas problématique (les poissons sont nourris toute l’année) en bassin ce nourrissage doit être permanent tant que vous êtes dans une période de nourrissage. Surtout l’été qui est crucial pour les poissons. Il faudra soit disposer d’un distributeur très grande capacité ou une personne de confiance. Sans pour autant vous priver de vacances ne passez pas outre cela !

Derniers conseils :

  • Un bon granulé est jaune/blanc pour ceux aux germes de blés et marron « caca » pour les boosts. J’ajouterais que si les granulés sont de toutes les couleurs c’est à oublier. Sauf ceux riches en carotènes et sont donc orange. (Nourriture éclat couleur)
  • Vous pouvez également distribuer des vitaminés vaporisées surtout au printemps pour aider les poissons à se remettre en forme. De l’advitil dilué dans un pulvérisateur d’eau exempt de produits chimiques.
  • N’achetez pas trop. 2 ans de nourriture me paraissent largement acceptable.
  • Les koïs adorent les friandises comme crevettes séchées, vous pouvez aussi proposer des crevettes cuites ou crues décortiquées. Pupes de vers à soies, fruits, insectes divers, vers de terres et même riz ou pâtes cuites sans sel. En revanche pas de pain ! Cela ne remplace pas la nourriture « basique » à vous de voir si vous voulez gâter vos poissons ou non.

Ou acheter ses poissons ?

La koï étant un animal « prestigieux » l’achat en animalerie est à bannir. La qualité n’est jamais certaine, l’origine inexacte (Israël ou Euro) et peuvent apporter des maladies graves. Deux types sont à privilégier.

  • Les professionnels de la koïs. La japonaise n’est en aucun cas une obligation certains proposent même uniquement des koïs d’Israël ou Européenne.
  • Pour les plus petits budgets privilégier des classes « euro » ou Israël. LBC peux s’avérer aussi salvateur.

En ce qui concerne les PR plutôt que d’en acheter une simple annonce LBC en disant que vous récupérez les martyrs de boules à PR (en 15 ans seul 1 % de mon cheptel a été acheté). Cela vous permettra aussi de peupler gratuitement le bassin. Seul inconvénient on ne sélectionne pas mais un PR reste un PR après tout. Pour les japonais le mieux acheter des repros à quelqu’un qui maintiens en bassin.

J’ajouterais que disposer d’une quarantaine est appréciable une piscine intex autoportante ou un bassin pliable n’est pas superflus loin de là avec un filtre de piscine. La maintenance se voulant temporaire et non définitive. Attention à bien la rincer de tout résidu chloré.

Euro, Israël, Japonaise quézaco ?

Aujourd’hui les koïs sont regroupées en trois sites principaux.

  • Les classes euro. Les moins belles en général produites en Europe en étang ouvert de manière générale sans sélection. Elles sont aussi les moins chères bien que certains éleveurs commencent à produire de beaux spécimens.
  • Les Israël. Leur beauté et standard s’approchent de la koï japon. Mais restent considérées moins prestigieuses. Le prix est sensiblement inférieur à la koï japon.
  • Les japonaises. Les plus prisées en général et son origine même. Un koï japon s’accompagne toujours de son breeder (sa ferme d’élevage et de naissance) plus ce dernier est prestigieux et plus le koï est âgé et entre dans le standard de la race plus sont prix s’affole. Notez que des koïs d’un an se vendent 15€ en moyenne.

N’étant pas renseigné sur les concours ainsi que les standards admis cela n’est que subjectif un koï ne doit pas s’acheter parce qu’il y a un potentiel de bête de concours mais d’une affaire de goût. Un koï ça s’achète en priorité parce-que vous l’aimez, pas parce-que ce dernier pourra concourir au koï show du village. Vous souhaitez vous lancer je vous redirige sur des groupes spécialisés. Idem en ce qui concerne les races qui sont des dizaines aujourd’hui.

Attention à l’achat de jeunes koïs de moins de 4 ans suivant le type d’eau et sa « stabilité » un koï peux voir ses dessins et couleurs radicalement changer avec l’âge ainsi un tosaï « moche » (carpe de 1 ans) au départ peux à 4 ans devenir un magnifique spécimen ! Et pour cause en 4 ans un spécimen de 15 cm correctement nourrit et maintenu fera 60 à 100cm à cet âge !

Carpes koïs

Le matériel indispensable pour les koïs.

Avant toute chose pour des koïs saines il faut respecter un « triangle de bon sens » à savoir bassin assez grand et adapté au nombre, nourriture de qualité et en quantité suffisante, et une eau saine. Quand je dis eau saine cela ne veut pas dire une eau claire comme du cristal une eau « verte » en apparence peux s’avérer plus saine qu’on ne le pense c’est juste inesthétique. Un contrôle régulier des paramètres s’impose. La encore cela peut très bien s’appliquer aux poissons-rouges eux aussi méritent des conditions dignes.

L’eau parlons-en l’eau du robinet calcaire si mal aimée en Amazonien s’avère indispensable en bassin de jardin à koï. Si votre eau manque de calcaire il faudra disposer des rochers à haute teneur en calcaire pour pallier ce manque. Vous pouvez aussi suivant les règles des cours d’eau de votre secteur pomper directement en rivière.

Le matériel indispensable.

  • Une poche à koï. C’est une épuisette douce qui n’abîme pas leurs écailles pour des PR l’épuisette normale est possible mais pour un koï de plusieurs kg les mailles peuvent déchirer ses écailles !
  • Un « bowl » cela permet de contrôler régulièrement l’état de sa koï ou de pratiquer des « bains flash » en cas de maladie ou parasites. Un bac rectangulaire en plastique fait amplement l’affaire aussi.
  • Un système de filtration adapté. Comme il existe bien des façons d’en faire adressez-vous à un vrai professionnel de la koï ou un groupe adapté pour cela et choisissez celle que vous préférez.
  • Un compresseur d’air pour bassin afin d’oxygéner l’eau surtout en période de canicule !
  • Une solution désinfectante. Avant de manipuler on se désinfecte et on rince ses mains. Pour saisir la koï à la main assurez-vous que vos mains ne sont pas sèches ! Sinon il y a risque d’arracher de la peau ou des écailles. S-il y a besoin de mettre le poisson au sol investissez dans un tapis de réception pour carpe. On ne le met jamais sur la pelouse ou une pierre par exemple.
  • Un microscope et un livre détaillé des maladies et parasites des koïs.

Les maladies des koïs.

Si vous respectez le triangle de bon sens les maladies peuvent rester rare mais ne sont jamais totalement exclues. Il est bien souvent difficile de diagnostiquer avec certitude le problème du koï sans faire un frottis (gratter légèrement la peau du koï avec une lame de microscope en verre) et l’examiner ensuite. Si vous n’en disposez pas la meilleure solution restera d’apporter le poisson à un pro qui pratique ce genre de manipulation il pourra également vous montrer comment faire sans blesser votre carpe. En effet, suivant le type de parasite le poisson pourra subir un bain flash dans des cas plus grave c’est l’ensemble du bassin qu’il faut traiter. Je ne pourrais donc que vous détailler les mises en gardes.

  • Poissons qui sautent. Un koï qui saute hors de l’eau peux chercher à se déparasiter un petit saut par jour n’est pas problématique en revanche quand elle passe son temps à le faire il y a certainement un souci.
  • Apparition de voile blanc, blessure ou suintement.
  • Comportement anormal (difficulté à nager, refus de s’alimenter, s’isole au fond du bassin.)
  • Respiration saccadée, morts en série, se frotte en continu sur le décor ou nage à toute vitesse.

Bien entendu plus vite le problème est pris à temps plus vous avez de chances de le sauver. Tout comportement suspect doit entraîner une réaction immédiate. La trousse de pharmacie se limitant aux propolis et au sel non iodé tout médicament est inutile tant que le diagnostic n’est pas clair et ils ne se conservent pas. Un bain flash préventif de sel peux s’effectuer mais sans connaître le véritable problème c’est un risque inutile et une souffrance au koï qui peux s’avérer perverse si le bain n’agit pas.

Attention aux vols !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser il ne s’agit ni d’une blague ni d’une légende urbaine même certains professionnels y sont confrontés en raison des prix. Quelques règles simples qui s’appliquent.

  • Attention à Facebook. Ne détaillez jamais vos vacances en particulier votre jour de départ et de retour. Il vaut mieux partager ses belles photos de vacances à son retour et mettre son profil en privé. Cela peut aussi vous prémunir de cambriolages.
  • Placez judicieusement votre bassin. Jamais devant votre maison en face de la route mais dans le jardin dans un recoin facilement voyant.
  • Investissez dans une lumière à détection de mouvement. Cela risque d’énerver quelque peu le voisinage mais cela dissuade une grande partie des voleurs. Ou une alarme.
  • Placez des caméra (même factices à condition de le faire correctement) pointant sur votre bassin et sur vos façades. Certaines collectivités donnent parfois leurs vielles caméras hors d’usage. La règle étant de ne ni filmer votre trottoir ni les jardins de vos voisins.
  • Rendez la capture difficile soit en n’apprivoisant pas vos koïs ou en leurs apprenant à craindre fortement une épuisette. Des poissons craintifs à l’épuisette peuvent s’avérer être infernaux à capturer.

Le PR c’est joli mais les repros ?

Si le PR est connu pour se reproduire de manière complètement archaïque il existe un moyen de lutte relativement simple et très bon marché.

  • Proposer des brosses de frai. Les PR adorent ça idem des carpes koïs et cela peut aider les femelles à vider leur trop plein d’œufs. Il suffit ensuite de placer ces brosses dans une poubelle (ou les laisser sécher) et attendre l’éclosion et procéder à l’euthanasie. Cela permet aussi de sélectionner les jeunes PR à garder et éviter les poissons noirs qui sont inévitables. Environ 70 % des œufs de PR vont donner un PR sauvage ou carassin noir/doré.
  • Le vairon. Ce petit poisson de nos rivières de 10cm peut tout à fait cohabiter avec de tels géants ils sont rapides et sont des tueurs d’alevins nés. Ils consomment une très grande quantité d’œufs et d’alevins très peu leur échappent. Mais comment s’en procurer ?

Avant de commencer sachez que ce poisson aime les rivières propres et oxygénées donc un compresseur dans le bassin est obligatoire pour les maintenir sur le long terme. Malgré tout il faut renouveler le banc tous les 3 ans environ ou les reproduire en plaçant des bacs de cailloux qu’il faut retirer après ponte et élever en aquarium.

Pour s’en procurer je déconseille d’acheter une carte de pêche et de s’en procurer en rivière. Généralement ils tolèrent très mal les bassins, on n’en trouve pas partout, et en acheter ne revient pas plus cher.

Pendant l’ouverture de la truite (février/mars) il est possible de s’en procurer pour un prix d’environ 20 à 50 centimes dans des magasins de pêche (Decathlon ou Pacific pêche pour ne citer que ceux-là) ces derniers sont élevés dans des conditions assez lointaines d’une rivière et tolèrent mieux cette maintenance. Attention cependant au risque de maladies. Une quarantaine s’impose.

L’autre avantage que je leurs trouves ils restent petits comparés à des ides et leur comportement de banc serré offre un cachet au bassin. Vous pouvez les nourrir avec des granulés de poissons d’aquarium de manière modérée car les PR ne se reproduisent qu’au printemps.

Pour conclure.

Les poissons de bassins ne sont pas si compliqués que cela en revanche un minimum syndical s’impose c’est pourquoi assurez-vous toujours avant acquisition d’avoir les moyens humains et financiers de pouvoir leur offrir une vie décente. Comme pour tout animal;).

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